A son nom que l'on crie au fond des verres de vin .

A son nom que l'on crie au fond des verres de vin .
Nous aurions pu émettre des hypothèses, mettre en place des traces, des limites. Celles qu'on ne peut franchir. J'aurais pu en mettre, j'aurais pu les tracer, les marquer au fer. Tu aurais pu, aussi. Tes pas chancelants m'ont enlevé toutes ces limites à tracer sur nos sols. Tes yeux m'indiquaient de faire marche arrière, sans me retourner, pas une seule fois. Mais ma fierté, mon côté têtue m'ont poussé à faire le contraire. Je me suis retournée, quatre peut-être cinq fois avant de refaire les mêmes pas, m'approchant peu à peu de toi, à nouveau. Sentant déjà ton parfum enivré mes sens, tous autant qu'ils sont. Je t'ai laissé tiré sur le joint, je t'ai laissé boire un peu, avalé une pilule -je crois- avant de m'enfuir dans tes bras, avant de me morfondre sur ta chair. Qui était mienne, quoi qu'il advienne. Tu étais devenu mon jouet, en si peu de temps, en si peu de coups. Tu étais pour moi, à moi. Toi, en revanche, tu ne m'avais pas. Personne ne m'avait, en faite. Mais moi je t'avais, j'avais ta chair, ton sang, tes yeux, tes cinq sens, ton odeur, ton coeur à corps, ton corps à coeur. Je t'avais. En si peu de temps, tu étais devenu ma marionnette préférée, le jouet avec qui je passais plus de temps. Je me rappelle t'avoir griffée, giflée. Tu n'avais rien dit, tu étais partis. Le lendemain, mon amant, tu étais revenu. Tu détailles désormais de tes yeux immaculés chaque geste que je fais, chaque mot que je sors. Par crainte. Tu sais que je joue de toi. Et là, dans tes bras, à humer ton odeur avec ardeur, je te savoure. Je te savoure toi tout entier. Et je sens tes membres trembler, frémir. Je te sens renversant, tu flippes, tu me serres. De peur que je parte, encore, toujours. Je partirais, dans peu de temps, pour revenir sur mes pas, encore. Pour m'enivrer de ton odeur suave, pour en voir d'autres, pour en sentir d'autres. Ne t'appartenant toujours pas.


# Posté le mardi 03 novembre 2009 04:04

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 15:12

My mind.

My mind.
«Et un jour, quand c'est le moins probable, au moment où on s'y attend le moins, le monde se remet à l'endroit.»


Tu sais parfois, je me demande comment on en est arrivé là . A un stade où on osait même pas se retourner de peur de voir les dégâts qu'on a causé. A un stade où la fierté était si grande qu'on ne voyait pas plus loin que l'bout de notre nez . On est tous devenus des monstres, des ordures de première infligeant le pire à l'homme. Des choses qu'on ne pourrait imaginer. Nous en faisions tous partis, une bande de salopards endurcis qui se croyaient supérieurs. Tu as raison, nous étions laids. Bons physiquement, dégueulasses mentalement. Et moi, j'étais peut-être bien la pire d'entre vous.

# Posté le mardi 27 octobre 2009 14:51

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 11:02

Meds.

Meds.






J'ai l'coeur qui s'envoie en l'air.

# Posté le samedi 24 octobre 2009 14:08

Modifié le jeudi 26 novembre 2009 16:00

I don't want a lover .

I don't want a lover .
Soirées sur soirées, le cercle vicieux reprend.




«Tu n'as donc aucun regret, aucun remord. T'es vraiment immonde quand tu t'y met, tu parais insensible, intouchable. Ça t'amuse ou quoi ? Tu t'imagines que la vie est un jeu ? D'accord, tu as raison. C'est un jeu, mais tu n'es pas obligé de jouer dans l'impardonnable. Tu prends du plaisir à faire ça, dis moi ? T'en prends ? Pourquoi tu montres pas ton côté sensible pour une fois ? Prouve le moi que t'as autre chose que de la dope là dedans, prouve le toi. T'as peur, c'est ça ? T'as peur de t'accrocher, de tomber à la renverse ? Tu crois que tu vas faire ça toute ta vie, jouer la bonne salope, te défoncer et repartir comme si de rien n'était . Range ta fierté cinq minutes. Et ouvre les yeux. Tu as tout pour toi, je le sais, on le sait. Tout ce que tu souhaites avoir, tu l'as cinq minutes après. Tu prends, puis tu jettes. Tu ne te poses mêmes pas cinq minutes, tu ne cesses jamais de courir, jamais. Tu ne te retournes pas, tu ne flanches pas. Tu ne montres jamais ce que tu ressens, tu restes stoïque, hautaine. Toujours la tête haute. Montre moi que tu es plus que ça, montre le moi.»








Tu sais, quand je lis ces mots, j'ai des frissons qui parcourent mon échine à vive allure. J'ai des palpitations qui me déchirent littéralement le coeur. A cet instant précis, j'aurais pu te montrer que j'ai changé. Non je n'ai pas changé, je suis toujours cette fille là, un peu hautaine, un peu têtue. Mais j'ai évolué, j'ai ralenti la cadence. Et j'ai ouvert les yeux, pas entier peut-être, mais je les ai ouvert. Et t'es plus là pour voir ça. Parfois j'ten veux tu sais. Mais j'espère que, de là où tu es Q, tu es un peu fier de moi quand même . Tu me manques tant.

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 11:09

Modifié le samedi 07 novembre 2009 12:46

J'naviguerais sur les flots.

L .
0u celle qui franchira toutes les limites.




J'naviguerais sur les flots.

# Posté le lundi 10 août 2009 08:45

Modifié le samedi 07 novembre 2009 12:41